Creuse la Mort

couv40718007Un service Presse bien sympathique suite à une demande de l’auteur. Je vous remercie pour la proposition et votre confiance Paul Clément.

Auteur : Paul Clément

Editeur : Auto-édité

Genre : Horreur, Thriller

Synopsis : Que feriez-vous si chaque nuit une fosse était creusée dans votre jardin ?

Vous la rebouchez ; une nouvelle vous y attend le lendemain. Vous interrogez les autorités ; nul ne vous répond.
C’est la situation à laquelle Frédéric, un banquier de province, est confronté lorsqu’il découvre un beau matin une mystérieuse fosse en plein milieu de sa pelouse. Décidé à en découvrir l’origine, il est loin de se douter de l’ampleur que les événements vont bientôt prendre. Et s’il creusait sa propre tombe ? Celles de sa famille et de ses proches ?

Enfoncez-vous dans l’horreur avec Creuse la Mort.

 Une citation : « En quelques jours, j’ai l’impression d’être devenu un personnage de fiction. Un héros né de l’esprit torturé d’un banal auteur qui s’amuserait à chambouler ma vie pour se divertir »

Ma note : 17/20

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Mon avis : Tout commence avec Fred, banquier en province, et un simple trou creusé dans son jardin, apparu comme par magie. Mais c’est le début de quelque chose de plus gros et de plus horrifique qui va aller crescendo tout au long du roman. Paul Clément nous happe dans son univers avec une facilité déconcertante. La plume est fluide, intéressante, et possède une certaine force. Chaque détail possède son importance, et le tout est sans fioriture, pas de descriptions ennuyeuses de plusieurs pages. Le suspens est bien présent, certaines scènes sont si étranges qu’elles paraissent irréalistes et pourtant… Fred semble s’enfoncer dans sa folie provoquée par ces trous de plus en plus nombreux dans cette petite ville, mais personne ne réagit. Vision d’une société égoïste, ne pensant pas aux autres et ne réagissant que bien trop tard. L’auteur nous tient en haleine et termine avec une fin brillante, bien qu’à mon goût trop rapide, mais m’ayant laissé sur les fesses. Plus d’une fois, je me suis dit que cette histoire serait digne d’un Stephen King, et sur plusieurs points, Paul Clément marche dans ses pas. Cet écrivain fait parti des petits pépites en auto-édités, qui font que je suis fière de les découvrir, les lire, avoir la chance de pouvoir les chroniquer, et les soutenir comme je le peux. Je manque un peu de mots pour décrire correctement cette lecture qui m’a retournée, alors n’hésitez pas à lire Creuse la Mort.

20 minutes avant la tombe

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J’ai lu ce livre grâce à une demande de l’auteur. Un vrai coup de coeur ! Je remercie vivement et cette fois en public Murphy Myers pour m’avoir permis de lire et chroniquer sa nouvelle.

Auteur : Murphy Myers

Editeur : Auto-édité

Genre : Nouvelle fantastique horreur

Synopsis : Au bord d’une route, Elia attend Owen.

Il ne voudra pas s’arrêter mais le fera quand même. Essayera de lutter, en vain. Elle montera dans la voiture. Fumera ses cigarettes à lui. Il lui demandera où elle veut aller, elle ne répondra pas. Ou bien dira que peu lui importe. Ça dépendra de son humeur.  Puis, après une vingtaine de minutes, ils croiseront un camion. Et c’est là que les problèmes commenceront vraiment. Encore une fois…

 Une citation : « Mourir, passe encore, mais depuis quand la Grande Faucheuse se permettait-elle de forcer les morts à travailler pour son compte ? »

Ma note : 19/20

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Mon avis : Le voilà, le premier coup de coeur de l’année 2017 ! « 20 minutes avant la tombe » reprend une légende urbaine bien connue (à vous de découvrir laquelle ! Eh oui j’aime laisser planer le doute), mais totalement revisitée par l’auteur. On y suit une jeune femme condamnée par la Grande Faucheuse à payer ses péchés passés. Ce personnage est vraiment attachant, avec ses qualités mais surtout ses défauts, qui rendent Elia très humaine. J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur, allant droit au but sans se perdre en détails inutiles. En effet vous découvrirez bien vite que chaque détail à son importance dans ce récit. J’ai décelée une morale dans cette nouvelle : les apparences sont bien trompeuses, et ce n’est pas toujours les bonnes personnes que l’on aide…  Je parlais plus haut d’un mythe revisité, et Monsieur Myers le fait d’une main de maître, et de manière un brin tordue. Je me suis laissée happée dès les premières lignes et bien difficile de lâcher en cours de route. Je n’ai qu’un regret : c’était trop court ! J’aurai aimé suivre Elia un peu plus longtemps bien que j’ai conscience qu’au vu de l’histoire cela aurait été bien compliqué. Mais pourquoi pas plusieurs nouvelles nous permettant de la suivre réunies dans un recueil ? Oui je rêve un peu ! Murphy Myers fait parti de ces petites pépites qui émergent en auto-éditions et qui sont à suivre pour moi. Je vais d’ailleurs tenter de me procurer d’autres de ses nouvelles (« 20 minutes avant la tombe » n’étant pas la seule de son répertoire) et découvrir un peu plus sa plume qui a su me séduire et me surprendre. Une magnifique découverte !

Le Grand Concours

imageLe grand concours, c’est une lecture bien sympathique que j’ai la chance d’avoir pu faire grâce à une demande de l’auteure. En effet, je soutiens les nouveaux auteurs et les auteurs indépendants et/ou autopubliés :). Je vous remercie, cette fois en public, chère Lisa Delmey pour cette lecture qui m’a fait sortir de mes sentiers habituels.

Auteur : Lisa Delmey

Editeur : Bookelis

Synopsis : C’est l’histoire d’un ambassadeur qui rêve de devenir prof de surf… Il voudrait aussi pouvoir continuer sa vie peinarde et luxurieuse à Genève en semaine et à Nice le week-end…
Mais voilà que le ministre le charge d’organiser le MIAM : grand concours gastronomique entre cuisiniers d’ambassadeurs du monde entier. Son mot d’ordre : Que la France gagne ! (ou sinon : c’est mutation directe au Trucménistan ;-( !!
Charlie, notre ambassadeur en question, n’est pas intéressé par le sujet, reste naïf et sa désinvolture va le mettre dans une situation délicate. Intimidation, espionnage, meurtres, chantage… tout ça pour de la bouffe, ça le dépasse!

Une citation : « Et puis, le caviar, c’est comme le vin, ça se bonifie avec les années, c’est bien connu ! »

Ma note : 15/20

 

 

 

 

Mon avis : En lisant le résumé, on se demande à quoi s’attendre. Et c’est un florilège de rebondissements en tous genres, du début jusqu’à la toute fin. Charles-Irénée (Charlie), est un diplomate suivant les traces de son père malgré lui. Lui, ce qu’il voudrait c’est être prof de surf ! Un gars riche, voulant surfer à Nice, et complètement à coté de ses pompes et de la réalité, ça ne vous rappelle rien ? Effectivement on fait assez vite le rapprochement avec Brice de Nice, porté à l’écran par Jean Dujardin. Mais mon avis est que Charlie aurait aimé avoir la vie calme de Brice. En effet, il va aller de situations loufoques en situations loufoques, sans forcément se rendre compte qu’il est en danger réel (franchement la déco d’un lieu sordide est quand même importante !). Les jeux de mots, que ce soit sur les noms de certains personnages, les sigles des organismes, ou sur les noms des objets sont tous bien trouvés (j’ai beaucoup aimé la signification du C.R.O.A.A, je vous laisse la découvrir !). L’écriture est fluide, n’est pas lourde et colle tout à fait à la légèreté du roman et au style de ce dernier. L’auteure fait preuve de beaucoup d’imagination tout le long pour ne pas laisser de temps mort, et même la fin m’a scotchée. Je ne m’y attendais pas du tout ! Le fait de passer de 2016 à 2014 d’un chapitre à l’autre est original, mais du fait on aurait presque envie de zapper des pages pour savoir ce qui va se passer après. Une lecture légère et agréable, parfaite pour oublier les petits soucis de la vie quotidienne.